Découvrez le témoignage d'Henri Devos

Henri Devos est WW Talent Management Director au sein de Gucci. Il a accompli une mission en Bolivie au bénéfice de Enda El Alto, une association venant en aide à des femmes ayant subis des violences sexuelles.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de vous engager en tant que volontaire ? 

C’est une News publiée sur la plateforme 360° et présentant le programme de Solidarity Leave qui m’a amené à tenter l’expérience.

Après avoir consulté les témoignages qui étaient publiés sur le site internet de la Fondation, je me suis dit que c’était le bon moment pour moi de me lancer dans l’aventure. Ce qui me manquait depuis plusieurs années, c’était de pouvoir faire du bénévolat, notamment à cause de la charge de travail. Je voulais faire cette mission car il me semblait que je devenais de plus en plus isolé dans un monde du luxe parfois « artificiel » et qui peut faire perdre le sens de la réalité. En faisant cette mission j’ai vraiment apprécié l’équilibre que cela m’a offert entre la réalité et le monde dans lequel je travaille.

Ce qui m’a aussi beaucoup plu dans cette offre de solidarity leave, c’est le fait que Kering accompagne les volontaires. Tout est facilité, tout est organisé au niveau des assurances, du logement et cela fait gagner beaucoup de temps car ce sont des étapes difficiles à gérer soi-même. 

Quel a été votre rôle durant votre mission ?

Ma mission était en Ressources Humaines. Elle consistait à travailler avec Enda El Alto pour améliorer la communication interne et augmenter la satisfaction des équipes qui travaillent pour l’association (psychologues, assistantes sociales, cuisiniers, médecins) afin de réduire le turn-over du personnel. Il s’agissait aussi de leur donner les outils pour faire un recrutement ou bien gérer une réunion de travail. 

Quel souvenir gardez-vous de cette aventure ? 

J’ai beaucoup de très bons souvenirs. C’est une expérience qui a complètement changé ma vie. Les moments forts ont été les échanges avec ces femmes victimes de violences sexuelles, notamment lorsque j’ai écouté leurs histoires.

 C’était la confrontation avec une réalité très différente de celle que je connaissais et cela m’a particulièrement touché.

Ma rencontre avec Patricia, la directrice de l’ONG, également…Cette femme a fait de nombreux  sacrifices pour mener à bien son combat. Elle est ingénieure, elle a fait le choix de renoncer à la stabilité d’un travail pour se consacrer à la cause des femmes.

Un autre moment très fort, c’est lors d’un déjeuner que j’ai organisé avec une autre volontaire. Nous avons cuisiné italien et fait le service pour les femmes et c’était un vrai moment de bonheur, de rire et de partage.

Enfin, prendre le téléférique de El Alto où nous étions basés pour aller à la Paz, la capitale était vraiment magique. Quel pays magique ! 

 
Quel(s) conseil(s) donneriez-vous aux futurs volontaires ou à ceux qui hésitent à s’engager ?

Même si tout est très bien organisé par la Fondation Kering, il faut être réaliste par rapport aux conditions de vie et de voyage. Il ne s’agit pas d’un voyage de travail et les conditions de vie peuvent être rudes.

Le grand conseil c’est de partir avec l’esprit ouvert, d’oublier ses problèmes et d’apporter une bonne dose de créativité pour prendre des initiatives durant les deux semaines.

C’est important également de préparer la mission au préalable en faisant notamment des recherches sur les sujets qu’on souhaite aborder car sur place il n’y a pas toujours internet.  A ce titre, si on a la possibilité de contacter l’association ou l’ONG locale avant le départ, cela peut faciliter le travail.

Un autre conseil, c’est de se focaliser sur des résultats concrets. En deux semaines, donc 10 jours de travail, on ne peut pas tout faire, donc il vaut mieux avoir moins d’objectifs mais les atteindre plutôt que d’être trop ambitieux et de ne pas réussir à venir à bout de nos missions.

Enfin, il peut y avoir des moments où l’on se sent déprimé, un peu perdu…Dans ces moments, il peut être bon d’avoir avec soi quelque chose qui nous rassure. Pour ma part, j’avais une bougie que j’allumais et qui me réconfortait, elle faisait le lien avec ma vie de l’autre côté de l’océan.